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Saint Luc peignant l’icône de la Vierge
Saint Luc peignant l’icône de la Vierge
Portrait du Fayoum, Egypte IIè siècle
Portrait du Fayoum, Egypte IIè siècle
Christ Pantocrator, Sinaï VIème s.
Christ Pantocrator, Sinaï VIème s.
Icône du Christ et Saint Ménas, Egypte VIème siècle.
Icône du Christ et Saint Ménas, Egypte VIème siècle.

L'icône : fenêtre ouverte sur l'invisible

 

Dès les premiers siècles de notre ère, les chrétiens ont gardé chez eux des icônes (du grec eikona, «image ») du Christ, de la Vierge, des premiers saints et des martyrs. Les premières icônes ont été peintes par les apôtres et l'évangéliste Saint Luc a lui-même peint la première icône de la Vierge.

 

Au VIème siècle, les icônes sont présentes partout dans l'empire Byzantin. Elles sont peintes à l'encaustique (cire chaude) ou à la tempéra (peinture à l'œuf), comme l'étaient les peintures funéraires d'Égypte-Romaine telles que nous les connaissons par les portaits du Fayoum.

 

Se définissant comme un art sacré, l'icône ne cherche pas à traduire des sentiments humains ou subjectifs mais une autre beauté, spirituelle et intérieure. Elle traite l'espace et le temps avec une totale liberté, déjoue les règles de perspective pour se placer sur le plan de l'atemporel, du mystère, de l'infini. Sa facture plate vient exprimer ce qui n'est pas soumis aux lois de la pesanteur.

 

L'icône s'exprime à travers des symboles jusque dans sa technique : les premières couches sont très sombres et progressivement les couleurs s'éclaircissent, pour marquer le passage des ténèbres vers la lumière de la Résurrection.

 

Alors que "l'art religieux" s'est progressivement orienté vers l'humanisme et l'esthétisme, l'icône, elle, est demeurée fidèle à sa vocation première : exprimer la transcendance.

 

« Loin d'être pour nous un objet de délectation esthétique ou de curiosité scientifique, l'icône a un sens théologique très net : de même que l'art profane représente la réalité du monde sensible et émotionnel tel qu'il est vu personnellement par l'artiste, l'icône représente la réalité du Royaume qui n'est pas de ce monde, telle que nous l'enseigne l'Église. Autrement dit, elle représente, à l'aide de symboles, ce même monde sensible et émotionnel, délivré du péché, transfiguré et déifié. » Léonide Ouspensky